2023

BLACK-OUT

par

XVI
d’aucun le bruit
perce sonne – Ici
cela doit remonter à fort loin
quelqu’un aurait été là
et qui nié – n’y est plus

XVII
là où une bouche s’ouvre
im Niemands-Land
nul témoin
les indices se taisent
le désastre est tu


Mémoire de houle, Tout sera froid

par MIchèle Vaucelle (plasticien)

Attendre que l’eau noire
S’engouffre et m’entrelace
Et rêver sans y croire
Que la vague fracasse
Ça cogne ça cogne à l’intérieur
Tout ce sang à l’intérieur
Tout ce sang
Les Mots presque les mêmes
Aux arbres s’effilochent
Au matin où s’accrochent
Des bribes de poèmes
Ça cogne et ça palpite


Illustré par MIchèle Vaucelle

2022

MONDE, GENOUX COURONNÉS

par Béatrice Bonhomme

Le paysage vous prend par la main
Et mène à l’humilité du regard.


Illustré par Bonhomme Béatrice

LA PORTE JADIS CLOSE

par Julien Blaine

Texte de Julien Blaine 23 photos de Claire Cuenot et Suzanne Poulain 52 pages  sur papier Olin 250 gr en impression : typographiques et polymères pour le texte sérigraphique pour le lettrisme et les photos Format 21 cm x 30


Illustré par Claire Cuenot, Suzanne Poulain

nos silences animaux

par Serge Ritman

Texte de Serge Ritman 6 dessins de Laurence Maurel et une vignette en couverture 68 pages en impression numérique sur papier olin 110 gr Impression typographique de la couverture sur olin 250 gr ISBN : 979-10-96288-23-6 prix : 12 €


Illustré par Laurence Maurel

2021

L’égarement d’écrire

par

Texte de Werner Lambercy accompagné de 3 linogravures de Eva Gallizzi 36 pages au format 19x28cm Impression typographique au plomb mobile en corps 14 sur papier Rives BFK 250 gr Sous couverture typographiée sur papier Rives noir 250 gr Tirage


2020

PROSES ÉCORCHÉES AU FIL NOIR, texte de Béatrice Bonhomme, filigranes de Mario Villani

par Béatrice Bonhomme

La qualité poétique de ce texte part d’une réflexion sur la forme du poème et son lien à la prose et/ou à sa réflexivité. Les encadrés (dissemblables dans leur format) paraissent inéluctablement fermés sur l’écriture d’une part et sur son


Entêtement, texte de Jean-Pierre Chambon, encres de Béatrice Englert

par

  Extrait du texte : Sous le masque de peau qui se fendille perce un autre masque grêlé d’infimes plaies qui s’agrandissent pour laisser apparaître, suintant de sérosités laiteuses, un nouveau et semblable faciès inachevé, et ainsi de suite à l’infini


Une nouvelle publication : Le sot-l’y-laisse

par Solange Clouvel
frontispice : Joël Desbuiges

Les gus d’Argos, ils ont beau jeu. C’est du gâteau ! C’est du nanan ! Pour les gars de Sicyone, c’est pas gagné, c’est pas réglo, pas jeu égal. À vaincre sans péril, aplomb facile. Bravoure, bravade et rodomont.
Impavides tant que…
En fait, en face, à la manœuvre, pas les bras cassés de Sicyone, mais les gros bras de Sparte. Nuance ! Et autre paire de manches. Bévue, bavure et dégonflette.
Courage, fuyons ! Ils ont les jetons, les mectons d’Argos, soudain foireux, soudain péteux et mous du genou. Finie l’esbroufe. Déconfiture et débandade.

Car qui dit courage dit ça craint. Et si ça craint, ça fait flipper. Sans comprenette, sans trouillomètre, pas de vraies tripes, pas d’estomac. Et sans jugeote, tête de linotte, c’est du bidon, c’est de l’épate. Tête baissée, on fonce dans le tas. Dans le brouillard. Témérité à l’aveuglette. À l’étourdie. Fermeté écervelée. Irréfléchie.
À ce compte-là, même une pierre aurait du cran, foi d’Aristote.

C’est de là que date, probablement, la recette, dite aussi du pétard mouillé, subtil mélange, bien détonant, bien concassé, de poudre aux yeux, de traînée de poudre qui fait long feu, et de poudre d’escampette. Plus proche de la poudre de perlimpinpin que du piment d’Espelette.


« La Ville dans le désert », « Impressions de Jérusalem », texte de Béatrice Albertat, images de Hanako Ninomiya

par

Nous proposons le tirage courant de l’ouvrage La Ville dans le Désert publié en 2018, texte de Béatrice Albertat et 6 dessins de Hanako Ninomiya. Le texte de l’ouvrage original est typographié sur papier pur chiffon d’Écosse en Vendôme étroit